Criet: Le député Soumaïla Sounon Boké a plaidé non coupable et son procès renvoyé au 24 février 2026.
Écrit par Fidèle Nanga sur 13 janvier 2026

Le député du parti Les Démocrates a plaidé non coupable devant la Criet, mardi 13 janvier 2026.
Accusé d’apologie de crime contre la sûreté de l’Etat et d’incitation à la haine dans le cadre du coup d’Etat manqué du 7 décembre 2025 au Bénin, le député du parti d’opposition Les Démocrates Soumaïla Sounon Boké a plaidé non coupable ce mardi 13 janvier 2026 pour sa deuxième comparution devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Son procès est renvoyé au 24 février 2026.
Il est reproché au député du parti Les Démocrates Soumaïla Sounon Boké d’avoir posté le jour du putsch manqué au Bénin le 07 décembre 2025, le message » C’est la fête… » dans un groupe whatts App. A la barre ce mardi, le mis en cause a expliqué qu’il s’agit d’une pure coïncidence. » …C’est la fête… » avait été envoyé par inadvertance dans le groupe whattsApp Banikoara News. Selon ses déclarations, il est membre d’un groupe qui organise les retrouvailles qui devraient se tenir sous peu. La fête devrait avoir lieu autour de la viande de mouton. Il explique qu’il rédigeait le message incriminé à envoyer dans ce groupe de retrouvailles quand il reçut un appel téléphonique qui a occasionné l’envoi involontaire de ce court texte. Il indique qu’il ne voit pas en quoi, il est opportun de faire un coup d’Etat à quelqu’un déjà en fin de mandat et qui a accepté partir. Ses avocats conseils Mes Aboubacar Baparapé et Aminou Padonou ont soulevé la nullité de la procédure de flagrant délit exposant que les faits se sont produits le 07 décembre alors que leur client a été arrêté le 16 décembre. Pas de flagrant délit et par conséquent, en sa qualité de député en exercice, Soumaïla Sounon Boké devait faire l’objet d’une procédure de déchéance de son immunité à l’Assemblée nationale avant d’être arrêté. La défense a déposé une demande de mise en liberté provisoire de son client. Ce qui n’a pas prospéré et le procès a été renvoyé au 24 février 2026. Le député est retourné en prison à Missérété.